Les videurs de boîtes de nuit : bourreaux ou victimes ?

Les videurs de boîtes de nuit : bourreaux ou victimes ?

La sécurité des boîtes de nuit est un sujet épineux, et qui présente de multiples facettes. Les acteurs du milieu sont nombreux : agents, clients, établissements, forces publiques ; leurs intérêts ne sont pas toujours convergents. De par leur caractère nocturne, les clubs sont confrontés à de nombreuses violences. Les relations entre participants et videurs sont explosives, les clients étant ivres et les agents de sécurité tendus et parfois mal formés. Les établissements peuvent avoir des difficultés à faire régner l’ordre lors des diverses soirées qu’ils accueillent. Ainsi, quelle place occupent les agents de sécurité dans ces milieux ? Comment assurer un environnement plus sûr pour tout le monde ?

Les boîtes de nuits ou autres établissements, un milieu violent en tout point

Alcool, stupéfiants, volume élevé, fierté mal placée… Autant de raisons pour que des altercations se déclenchent en boîte de nuit. Cette violence provient des clients, en état d’ébriété ou drogués, ou bien des vigiles. Un ancien videur témoigne d’ailleurs : « Il m’arrivait de taper pour me faire respecter ». De nombreux établissements sont forcés de fermer à cause des trop nombreux débordements qu’ils connaissent.

Le nombre de ces violences est néanmoins en légère baisse, les clients ayant de plus en plus facilement recours à la justice en cas de problème.

Les agents de sécurité, pris entre deux feux

En mai 2018, la boîte de nuit La Plage, à Bordeaux, avait été fermée par ordre préfectoral à cause notamment des agissements des videurs. Ces derniers sont accusés de violences abusives et d’usage de bombes lacrymogènes sans raison, entre autres. C’est en tout 54 plaintes qui avaient été déposées contre cet établissement depuis janvier 2017. Ce cas est exacerbé, mais les problèmes liés aux videurs dans les nightclubs sont monnaie courante. Cela s’explique de diverses manières.

Les établissements ont une part de responsabilité non négligeable. Ils jouent souvent sur les effectifs de sécurité pour réaliser des économies. Au lieu de prendre cinq agents, ils choisissent de réduire à trois, ce qui met en danger les participants, mais aussi les videurs, qui sont affaiblis par leur trop petit nombre. En outre, les conditions de travail des agents peuvent être très peu motivantes. Les rémunérations débutent à 8€ de l’heure. On trouve ainsi de tout parmi les videurs.

De plus, les profils des agents recrutés sont souvent inadaptés à l’emploi. Pour garder le contrôle de la situation la nuit, un videur doit être calme, démontrer son sang-froid, et doit privilégier le dialogue, pour éviter les escalades violentes. Les profils d’anciens militaires sont bien adaptés à ces situations. Or les agents que l’on trouve à l’entrée des boîtes de nuit réunissent rarement ces qualités. Ils se recrutés dans des salles de sport, ou dans des clubs de motos. Ils ne présentent qu’une faible formation, et des expériences éparses, qui ne les ont aucunement préparés au milieu impitoyable de la nuit. Les muscles prévalent sur le recul.

Quid de l’appui de la police ?

Les relations entre forces de polices et boîtes de nuit sont souvent conflictuelles. Les gérants de tels établissements dénoncent un biais de la part des policiers, qui les lèse. Ces derniers montrent peu d’intérêt à les défendre. La coopération entre sécurité publique et privée a beau s’étendre dans certains domaines, le monde de la nuit n’en est pas un.

Les forces de polices ne souhaitent pas se mêler des problèmes de ces établissements privés. En effet, pour Didier Martinez, du syndicat Unité SGP Police FO : « La police nationale n’a pas vocation à assurer la sécurité d’un événement privé. Elle intervient en cas de conflit ou d’infractions mais son rôle n’est pas de faire de la prévention ou des surveillances sur des parkings de discothèque ». Le privé devra donc faire appel au privé.

Comment régler ces problèmes de sûreté dans les établissements nocturnes ?

Le milieu de la nuit n’est pas condamné à subir autant de violences. Les boîtes de nuit ne seront jamais des havres de paix, mais il est possible de remédier à certains des problèmes qu’elles rencontrent.

En premier lieu, il faut davantage d’effectifs. Les établissements nocturnes ne doivent pas lésiner sur la sécurité, et embaucher autant d’agents que nécessaire. Les agents de sécurité ont d’ailleurs de plus en plus de droits dans l’exercice de leurs fonctions. Le port d’armes, par exemple, commence à être légal. Lors des soirées spéciales, qui accueillent des artistes par exemple, et donc qui attendent davantage de participants, les nightclubs doivent aligner leurs effectifs. Les plateformes de réservation d’agents en ligne permettent cette flexibilité. En s’inscrivant sur oprotect.com, les boîtes ont accès aux agents de sécurité en ligne qu’ils souhaitent, quand ils le souhaitent.

Le deuxième point concerne la formation des agents de sécurité. Pour éviter tout débordement lié à un manque de sang-froid du vigile, les établissements doivent s’assurer qu’ils embauchent des individus capables de gérer les situations conflictuelles récurrentes. OProtect s’assure de ne référencer que des agents formés et rigoureux. En passant par cette plateforme, les boîtes ont la garantie de faire affaire avec des individus sérieux et compétents.


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