Le rapport de deux députés LREM table sur l’accroissement du secteur de la sécurité privée

Le rapport de deux députés LREM table sur l’accroissement du secteur de la sécurité privée

Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue, l’ex-patron du RAID, ont publié mardi 11 septembre un rapport sur la sécurité. Celui-ci contient 78 propositions de mesures à prendre dans ce domaine. Une bonne partie d’entre elles concerne la sécurité privée. En effet, ce rapport vise à faire de ce domaine « une partie totalement prenante de la sécurité globale ». Les deux députés jugent nécessaire d’assurer une plus grande communication entre le public et le privé, pour une plus grande efficacité. Ils veulent aussi voir davantage d’agents de sécurité.

 

La formation, partie importante du rapport

Le rapport préconise d’ouvrir une nouvelle filière, une formation professionnelle, de la classe de troisième à l’université. Les agents obtiendront donc des compétences plus approfondies, et un diplôme qui leur est propre. L’idée est ici de balayer tous les métiers de la sécurité, privée comme publique, et tous les niveaux de diplôme.

Le rapport indique également que des passerelles entre public et privé devront être mises en place. Par exemple, les anciens policiers pourront plus facilement accéder aux sociétés de sécurité privée.

 

Hausse des exigences

Les deux députés insistent sur l’importance de renforcer la qualité des agents de sécurité. Il faudrait donc interdire la pratique du métier par ceux étant été condamnés pour certains délits et approfondir les enquêtes de moralité. Il faudrait également que les agents parlent parfaitement français, et résident en France depuis cinq ans au moins.

 

Etendue des missions

Pour épauler les services de sécurité publique, la sécurité privé pourra se voir attribuer de nouvelles missions. Parmi celles-ci : les gardes statiques (devant les bâtiments jugés moins sensibles), le transfert des détenus non dangereux, leur garde, les missions administratives dans les centres de détention, comme l’accueil ou la distribution de repas, le transfert des individus en état d’ébriété vers les hôpitaux, la protection de certaines personnalités.

 

Armement et uniforme

Pour que ces agents de sécurité puissent mener à bien leurs missions, ils devraient être dotés d’armes, comme des pistolets à impulsion électrique. Le rapport parlementaire conseille également d’imposer aux agents un uniforme qui serait semblable sur tout le territoire.


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