La sécurité dans les galeries d’art

La sécurité dans les galeries d’art

Un œuvre de Botero d’une valeur de 425 000 euros a été subtilisé le 5 novembre 2017. Cette dernière n’est pas la seule victime des vols, fléau qui menace toutes les galeries d’art. Face à ces problèmes de sécurité, comment ces établissements peuvent-ils se prémunir mieux qu’ils ne le font déjà ?

Des œuvres d’art de haute valeur

Le Botero volé dans cette galerie du VIIIe arrondissement de Paris est une pièce de haute valeur. En effet, c’est un des huit exemplaires de la sculpture Maternity, représentant une femme, son enfant posé sur sa cuisse. La version volée vaut pas moins de 425 000 euros. Quelques mois auparavant, le 30 juillet, un Renoir avait été volé alors qu’il attendait d’être mis aux enchères, le lendemain. Cette toile, Portrait d’une jeune fille blonde, vaut, selon les estimations, entre 25 000 et 30 000 euros. C’était en effet la pièce-maîtresse de la vente.

Et pourtant, pas de stratagèmes si grande envergure pour les voleurs

Etonnement, les galeries d’art ne présentent pas des moyens de sécurité si avancés pour protéger leurs œuvres. La galerie Bartoux qui abritait le Botero, n’avait installé que des caméras de sécurité, mais ni portique ni agent de sécurité pour surveiller les allers-venues des clients. Le voleur n’avait ainsi qu’à entrer, attendre que les employés de la galerie tournent le regard. Ensuite il devait se saisir de la statue et partir, Botero sous le bras. 57cm et 15kg d’envolés dans la nature. De la même manière, le voleur n’a eu qu’à décrocher l’œuvre de Renoir de l’hôtel des Ventes de Saint-Germain-en-Laye pour s’en emparer et partir. Ici encore, pas de sécurité physique, uniquement des caméras de surveillance que les victimes peuvent analyser une fois le méfait commis.

Quelle protection possible pour les galeries d’art ?

Comme on peut le voir au travers de ces deux exemples, les galeries d’art ne mettent pas tout en œuvre pour protéger les œuvres qu’elles exposent. La galerie Bartoux, peut-être parce qu’elle n’expose pas que des œuvres importantes, ne ressent pas le besoin d’augmenter ses mesures de sécurité. Le Renoir, quant à lui, a sûrement été victime d’un relâchement dans les efforts de protection entre son lieu d’exposition habituel et la salle de vente.

Quoi qu’il en soit, les galeries d’art ne sont pas condamnées à être si vulnérables. Elles peuvent par exemple faire appel à des plateformes de réservation d’agent de sécurité en ligne, comme Oprotect.com. Sur OProtect, elles peuvent choisir la durée de la protection comme elles le souhaitent. Ainsi, en cas de forte affluence, par exemple pour un vernissage, elles peuvent embaucher davantage d’agents de sécurité. Cette présence est rassurante pour le galeriste, et elle est surtout dissuasive pour les voleurs potentiels.


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