Le CNAPS inefficace ?

Le CNAPS inefficace ?

Le CNAPS, organe de régulation de la sécurité privée, est-il réellement efficace ? C’est la question qui se pose après un rapport alarmant publié en février 2018 par la Cour des Comptes.

Le CNAPS, l’organe de régulation de la sécurité privée

En 2011, l’État a créé le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). Le domaine de la sécurité privée nécessitant par définition un cadre sûr, le but était alors de mettre en place un organe de régulation du secteur. Le rôle du CNAPS est ainsi de contrôler les agents de sécurité en attribuant ou non les cartes professionnelles, mais aussi d’exercer un contrôle des entreprises du secteur et des centres de formations. En cas de fraude ou de manquement, le CNAPS est habilité à infliger des sanctions (amendes, suspension de carte professionnelle, interdiction d’exercer). Ainsi, avec un tel arsenal, le CNAPS semblait en mesure de réguler le secteur de la sécurité privée.

Le CNAPS est il un organe inefficace et peu déontologique ?

Cependant, un récent rapport de la Cour des Comptes publié en février 2018 remet en cause l’efficacité du CNAPS. En effet, selon ce rapport, le secteur de la sécurité souffre d’un manque de régulation. Les fraudes et les manquements se multiplient dans un secteur en pleine expansion. La régulation du secteur ne serait que « lacunaire ». La Cour des Comptes pointe en particuliers le CNAPS, organe censé réguler le secteur donc. Selon eux, le CNAPS est inefficace, les contrôles étant mal exécutés et souvent beaucoup trop laxistes. Alors que le casier judiciaire des agents de sécurité doit être vierge, un homme s’est vu attribuer sa carte professionnelle alors qu’il avait 31 mentions à son casier dont des faits de violence ou d’agression sexuelle !

L’institution souffre aussi de problèmes de conflits d’intérêt. « Trois contrôleurs du CNAPS ont fait l’objet d’un avertissement pour avoir diligenté un contrôle dans un centre de formation (…) afin de régler un différend personnel » selon la Cour des Comptes. Ces manquements posent véritablement la question de la déontologie du CNAPS.

Ce laxisme du CNAPS ne fait qu’aggraver la donne dans un secteur où les fraudes sont légions. On estime que pas moins d’1/3 des entreprises interdites temporairement d’exercer continueraient leur activité en 2017… Sans que le CNAPS ne sévisse d’avantage…

Des entreprises de sécurité douteuses ?

L’État de la régulation du secteur est ainsi alarmant, alors que la sécurité privée est un domaine qui a besoin comme aucun autre de régulation ! Comment confier la sécurité de sa maison à un agent qui peut potentiellement avoir un casier judiciaire avec 31 mentions ? Comment faire confiance à une entreprise de sécurité quand on sait qu’elle peut potentiellement exercer en fraude ? Évidemment, ces cas ne reflètent pas la majorité des entreprises et des agents de sécurité, mais ils contribuent à casser la confiance dans ce secteur !

Comment les clients peuvent-ils avoir confiances en une entreprise de sécurité ?

Face à ces doutes, comment les clients potentiels peuvent-ils réagir ? Il semble impossible pour un client non-expert de savoir si une entreprise de sécurité est digne de confiance. Mais surtout, ce n’est certainement pas aux clients de chercher si les entreprises sont en règles ou non ! Certaines plateformes de réservations en ligne apportent une solution à ce problème en promettant aux clients des entreprises de sécurité de confiance. Il devient alors très simple pour les clients de réserver un agent. Oprotect propose cela par exemple.

En conclusion, malgré de grands progrès, le CNAPS ne semble pas encore tenir sa promesse. Son efficacité n’est pas démontrée dans un domaine de la sécurité qui manque de régulation. Face à cela, les clients potentiels peuvent toujours opter pour une réservation sur une plateforme en ligne qui sélectionne les entreprises de sécurité de confiance.


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